PORTNAWAK

"Ne pas s'incliner - geste souverain, mieux qu'une violence, mieux qu'une révolte armée. Dans son élégance, c'est l'acte le plus pur, le plus radical. Ne pas en faire une cause morale, ni donner à son geste un sens universel - simplement ne pas s'incliner."
Jean Baudrillard. Cool Memories IV


"Un nid pour quoi faire?"
Chante Rodolphe Burger (Paroles d'Olivier Cadiot)

Un nid d'oiseau donc.

Mais :

-compte tenu du fait que l'oiseau tient son nid rigoureusement propre

-compte tenu des fines traces de dents obliques observées sur le pourtour des glands et noisettes décortiqués...

On peut attribuer ce squat dînatoire à un... muscardin!

 



LGBTQ : ou LGBTQIA, sont des sigles utilisés pour qualifier les personnes Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Trans, Queers (en questionnement sur l'orientation sexuelle), Intersexes et Asexuelles


Je reçois ce matin ce message de RL:

"Hello Françoise
As-tu lu ce que l’Académie  des Oscars du cinoche amerlo a pondu comme nouveaux critères de sélection ?
Extrait :
Au moins un des acteurs principaux ou des acteurs secondaires importants est issu d’un groupe ethnique sous-représenté. (Asiatique, Hispaniques, Noir/ Afro-américain, Indigène/ Natif américain/ Natif d’Alaska, Moyen-Orient / Afrique du Nord, Natif d’Hawaï ou d’une autre île du Pacifique ou autre ethnie sous-représentée).

- Au moins 30 % du casting est issu d’au moins deux des groupes sous-représentés suivants : femmes, groupe ethnique, LGBTQ, personnes souffrant de handicaps cognitifs ou physiques, ou sourdes ou malentendantes.

- L’histoire, le thème ou le récit principal du film est centré sur un ou plusieurs groupes sous-représentés: femmes, groupe ethnique, LGBTQ, personnes souffrant de handicaps cognitifs ou physiques, ou sourdes ou malentendantes.

Imagine que de tels « critères » soient étendus à la Littérature ? Mais déjà « rien que » pour le cinéma c’est ahurissant , à mes yeux ."

"Un premier prototype de classe du futur a été développé à Chambéry"

"...Il y aura des smileys qui indiqueront l' état d’esprit de l'élève, s’il décroche ou non ..."

Dommage qu' " ils" n'aient pas pensé à installer quelques élèves...Mais on peut quand même deviner sur l'écran INSECURITE ... Donc "ils" veillent! On est rassuré non?

Coin coings


"Je pense que l’homme a besoin pour vivre d’un environnement climatique à peu près semblable à celui des agrumes."

Les Pérégrins . Olga Tokarczuk


Deux grands-parents exténués




Illustration de couverture de "Dans la tempête virale" de Slavoj Zizek: Francisco Goya, Les Ensachés . 1864


Nettoyage de façades

D'autres matins, on se prend pour Christo.

Y a pas d'raison.



14 juillet


C'est du laiteron des champs, le Sonchus arvensis. Le terrain en est envahi. Certains matins, je prends mon couteau opinel et je règle leur sort à une cinquantaine d'entre eux. (Je régule quoi!!!) Une méthode quasiment infaillible pour éviter la repousse: le lait ribot. J'en verse une pichenette sur la coupe et ils disparaissent...

Sauf que les chats du voisinage ont repéré ma méthode de chasse au laiteron et viennent lamper quelques gouttes de lait ribot dès que j'ai le dos tourné.

Je me suis inquiétée pour leur santé: beaucoup de chats ne supportent pas le lait...mais, ai-je lu, "Après fermentation, le lait devient particulièrement digeste, puisqu'il ne contient pratiquement plus de lactose. Sa légère acidité favorise l'assimilation du calcium. "

De gauche à droite et d'après les noms que nous leur avons attribués: Camille, Félix et le Rouroux...Et puis que le laiteron meure intoxiqué par du lait, même ribot, ce n'est que justice non?



 


« Rêve d’Avignon » : France Culture:
le jeudi 9 juillet de 20h à 21h,  en direct du studio 104, 
Sandrine Bonnaire lira LA CLAMEUR DES LUCIOLES de Joël Bastard
accompagnée par le trompettiste Erik Truffaz.

Amitiés, bien à vous,
je vous embrasse, cordialement,
affectueusement, mon amitié,
ma poignée de main...
Un bel été!

Joël

La page Joël Bastard sur Lieux-dits






Jeunes Rouge-gorge.

Ils sont sortis du nid, il y a déjà un moment...

Dans un premier temps on en comptait 5 ou 6 qui grapillaient sous les lilas...Un des parents, le bec chargé de vermisseaux, continuait à les ravitailler...

Et puis hier, on a vu les petits, en groupe, qui chassaient l' adulte rouge-gorge. Leur père? leur mère?...qui s'enfuyait, faisant profil bas...Et les petits attaquaient sans relâche en piaillant...

Sont pas méchants. Juste en colère. Et vivants.

Et j'ai pensé à ces déferlantes de jeunes ados sur les terrains de foot ces derniers jours, ou ces grapes de jeunes collés les uns contre les autres sur les bords de Seine...Tant pis si on contribue à propager le sale virus...On s'en fiche, rien à perdre...Et tant pis pour la contamination des anciens plus fragiles...les anciens, dans leur inconscient collectif, ont déjà trop bien vécu et leur laissent pour monde une vaste poubelle...

Trop oedipienne mon histoire, trop cynique?



6 mai : "ça" bouge...sont là...8 mai, 11 mai...


5 mai : La position comme suréleée de l'oiseau laisse à penser qu'il y a "du monde" dessous...

Cossus gâte-bois (Cossus cossus)

le cossus gâte-bois est un gros papillon de nuit, dont l'énorme chenille creuse des galeries dans les cerisiers, pommiers, chênes ...

L'attaque du Cossus gâte-bois se traduit souvent visuellement par un dessèchement brutal de l'arbre.


2 mai :Toujours là....

Selfie

Au Québec le terme est traduit par égoportrait .

Yves Citton qui s'appuie lui-même sur Tim Ingold et Gilbert Simondon s'inquiète du fait que les phénomènes naturels soient relégués "au statut de fond de scène." On parle du "scénario" de la crise écologique alors que "le temps qu’il fait n’est pas une simple scénographie immuable derrière nos histoires humaines : nous habitons dedans, nous en sommes imprégné·e·s, nous y laissons des traces."

 "Envisagées ainsi, les catastrophes naturelles ne peuvent jamais mettre en question la centralité de la survie humaine".... "C’est le décor, c’est la scénographie, qui tombent et qui s’effritent, alors que nous, les humains, restons debout au beau milieu du désastre" et donc relativement peu impliqués...

Et je me suis dit que c'est ce déphasage, cette distance entre l'homme et le monde qui apparaît aussi dans la "mode" des selfies.
Le paysage devant lequel on réalise un selfie, devient un simple fond de scène, un décor.
La relation de liaison vitale entre l’homme et le monde est comme niée. Les enchevêtrements et assemblages qui font nos milieux, "leurs hétérogénéités et leurs complexités sont nécessairement mutilées quand elles se voient réduites" en simples fonds d'écran... Plus qu'un égoportrait le selfie n'est-il pas plutôt un symptôme de " non-adhérence au monde"?


collapsologie et humour


Trouvez le rouge-gorge...

 

23 avril 2020



     Michel Dugué m'envoie, nous envoie ceci :  "  L'instruction publique a engendré des myriades de rats qui vont nous dévorer vivants. Jamais il ne fut tant écrit au nom d'un savoir aussi mince. Car ceux qui savent vraiment sont plutôt enclins à se taire.
Mais comment ne pas redouter ceux qui foncent ornés d'un vain diplôme vers les fonctions de la Cité ? Ces volontaires de l'Empire des Scribes, comment ne pas attendre d'eux le pire ? Tout est devenu matière à rapports, c'est- à- dire objet d'une description élaborée entre quatre murs par des gens qui ont renoncé à vivre à ciel ouvert. On entend de toutes parts ce cri de guerre : "Préparez-nous un rapport."

                                                                            Georges Henein ( Le Caire, juin 1958 )

Joseph Wright of Derby: An Experiment on a Bird in the Air Pump, 1760

Confinement?



-"ça sert à rien" a martelé un ministre...

-"p't-être que ça servirait à quelque chose" a déclaré le même ministre...

-"Le port du masque" va être obligatoire dans "ma" ville décrètent certains élus...

-"On en a commandé...ils arriveront d'ici le mois de... juin" affirme un autre ministre...

Alors j 'ai pris un ancien drap en percale ayant appartenu à la grand-mère et je coupe et je plisse et je pique...

 

Décès de Marcel Moreau (du covid 19) le 4 avril dernier

Jean-Claude: "me revient cette phrase de Marcel, que je cite de mémoire :

"La vie ne vaut d'être vécue qu'au carrefour des énergies qui la dépassent." "

 

« Heureusement j'écris et j'aime, ce qui me permet de ne pas prêter une oreille absolue à cette morne « musique de l'ennui » qui suinte par tous les pores, désormais sans frontières, du discours contre l'être, le discours de la clôture de cet être. »
Marcel Moreau

 

23 avril 2009, à Rennes, Maison de la Poésie, sur la Péniche Spectacle


 

Coronavirus aux Philippines : "Tuez-les", dit le président à propos des contrevenants

Rodrigo Duterte a autorisé la police philippine à tuer les personnes qui ne respecteraient pas le confinement.

Sont p'têtre copains, non?


Coronavirus : le ministère de la Santé appelle les vétérinaires au secours, il leur est demandé de prêter leur matériel pour chiens



Je voudrais simplement savoir quand le gouvernement va demander aux maraîchers de prêter leurs cloches à salades...



En 2003 une vague de canicule dans l’Europe de l’Ouest et le nombre accru de décès dont elle est la cause manifeste, avaient suscité en France une certaine crise médiatico-politique. Il faudra attendre le 22 mars 2007 pour que l'Inserm, publie le nombre de morts : 19 490 en France au lieu des 3000 annoncés l'été 2003. Les urgentistes annonceront même jusqu'à 25 000 morts...

Le 29 février 2020, le gouvernement décidait la mise en œuvre du 49.3 pour faire passer sa réforme des retraites à l’Assemblée, après qu’elle a suscité l’un des plus amples mouvements sociaux de ces cinquante dernières années. Le même jour, il annonçait les premières mesures d’ordre public pour limiter la propagation du coronavirus, avec l’interdiction des grands rassemblements et la restriction de la circulation dans les premiers foyers repérés. Il ne faut pas faire de cette coïncidence plus que ce qu’elle n’est. L’arrivée du virus reste bien sûr un élément exogène. Mais il ne faut pas non plus s’interdire de saisir cette occasion conceptuelle, car elle implique simultanément deux rapports des citoyens à l’État, qui peuvent paraître contradictoires.

Il nous a donc paru judicieux de donner à lire une chronique prononcée par le philosophe Jacques Rancière à l’été 2003 dans une situation qui présente certains éléments analogues à ce que nous vivons ces jours-ci – canicule d’une part entraînant le décès de milliers de personnes âgées, réforme des retraites de l’autre. L’auteur nous y a généreusement autorisés, à condition de «  ne pas lui faire jouer le rôle de prophète.  » (Source: Le Grand Continent)

Jacques Rancière:

"En se défendant de n’avoir pas su prévoir les effets de la canicule, notre gouvernement a implicitement reconnu qu’il lui incombait bien sinon de commander le chaud et le froid, à tout le moins d’en prévoir tous les effets possibles sur les vies de nos concitoyens. 

Si la chose prête à réflexion, c’est bien sûr parce que le même gouvernement est au même moment engagé dans l’entreprise apparemment opposée. Sa grande affaire, c’est de réduire les dépenses que la collectivité supportait pour garantir autant que possible à chacun emploi, rémunération, retraite et santé. Cette entreprise s’accompagne d’un discours exaltant les vertus retrouvées du risque et de l’entreprise individuelle contre la tyrannie de l’État-providence et l’archaïsme frileux des privilèges sociaux. 

Or la circonstance actuelle nous présente apparemment un singulier contre-effet : au moment où l’État décide d’en faire moins pour notre santé, il se reconnaît responsable en bloc à l’égard de notre vie, de sa durée et de sa protection contre tous les fléaux qui peuvent la menacer. Il ne s’agit pas là d’une contradiction accidentelle mais bien d’une logique globale. Ce qui se joue dans les actuelles réformes, ce n’est pas, quoiqu’on dise, la restauration glorieuse des vertus de l’individu contre le carcan étatique. C’est bien plutôt le remplacement des systèmes horizontaux et associatifs de solidarité par une relation verticale de chaque d’individu à l’égard de l’État protecteur.

De quoi l’État nous protège-t-il au juste ? Cela se résume en un mot  : insécurité. On a voulu assigner ce mot aux phénomènes de violence et de délinquance existant dans bon nombre de nos cités et collèges. Mais l’insécurité n’est identifiable à aucun phénomène particulier. Elle est le sentiment mobile que nous sommes menacés par des fléaux sans nombre et éventuellement sans visage. Notre président fut naguère élu par les uns pour lutter contre le fléau de l’insécurité dans les banlieueset par les autres pour nous protéger du fléau de l’extrême droite sécuritaire. Dans quelle mesure a-t-il vaincu ces deux fléaux, nul aujourd’hui ne le lui demande bien expressément. On lui demande en revanche si son gouvernement fait bien tout ce qui est nécessaire pour prolonger notre vie aussi loin qu’elle peut l’être. 

Sous les hymnes officiels aux vertus de l’entreprise et du risque, ce qui apparaît en fait, c’est un lien toujours plus fort de chaque individu à un État chargé de nous protéger contre tous les périls, ceux de l’islamisme et du terrorisme, comme ceux du chaud et du froid. Cela veut dire que le sentiment de la crainte est ce qui aujourd’hui plus que jamais cimente le rapport des individus à l’État.

Il y aurait peut-être lieu alors de réviser certaines analyses sur lesquelles nous vivons depuis quelques lustres. Celles-ci nous décrivent l’État contemporain comme un État dont le pouvoir est de plus en plus dilué et invisible, synchrone avec les flux de la marchandise et de la communication. Nous serions à l’heure du consensus automatique, de l’ajustement sans douleur entre la négociation collective du pouvoir et la négociation individuelle des plaisirs au sein de la société démocratique de masse.

Déjà pourtant le fracas américain des armes, les hymnes à Dieu et au drapeau et les mensonges renouvelés de la propagande d’État ont mis en évidence une vérité dérangeante : l’État consensuel en sa forme achevée n’est pas l’État gestionnaire ou l’État modeste. C’est l’État réduit à la pureté de son essence, soit l’État policier. La communauté de sentiment qui soutient cet État et qu’il gère à son profit, c’est la communauté de la peur.

Les fautes que les gouvernements se reconnaissent ou dont on les accuse en matière de protection de leurs populations jouent alors à contre-effet. En ne nous protégeant pas bien, ils prouvent qu’ils sont là plus que jamais pour le faire. Que le gouvernement américain n’ait pas su protéger ses populations contre un attentat longuement préparé prouve surabondamment sa mission de protection préventive contre une menace invisible et omniprésente. Il en va de même pour les échecs de nos gouvernements à l’égard de la petite délinquance ou de la prévention des risques sanitaires. Prévenir les dangers est une chose, gérer le sentiment de l’insécurité en est une autre. 

L’opinion régnante voudrait voir dans le développement de la logique sécuritaire la réaction défensive occasionnelle due aux dangers que font peser aujourd’hui sur nos sociétés avancées les attitudes réactives de populations défavorisées, poussées par la pauvreté à la déviance, au fanatisme et au terrorisme. Rien n’indique, à vrai dire, que les campagnes militaro-policières et les réglementations sécuritaires actuelles mènent à réduire cet écart entre riches et pauvres où l’on veut voir la menace permanente pesant sur nous.

Mais surtout l’insécurité n’est pas un ensemble de faits, c’est un mode de gestion de la vie collective. Le matraquage médiatique quotidien de toutes les formes de dangers, risques et catastrophes, tout comme la vogue intellectuelle du discours catastrophiste et des morales du moindre mal montrent assez que les ressources du thème insécuritaire sont illimitées. Le sentiment insécuritaire n’est pas une crispation archaïque due à des circonstances transitoires. C’est un mode de gestion des États et de la planète propre à reproduire en boucle les circonstances même qui l’entretiennent."



J'ai gardé de vieilles bobines en bois pour amuser Akatsuki ...

Autrefois, les chats adoraient jouer avec. Peut-être parce que les griffes assuraient une bonne prise sur leur bois tendre...
Peut-être aussi parce que leur rotation au sol étaient assez imprévisible et déroutait l'animal...

Mais les chats de maint'nant, rêvent-ils encore de bobines en bois?

(Il me faudra faire le test!)



"La Terre est bleue comme une orange"

écrivait Paul Eluard dans L'amour, la poésie.

Mais c'était en 1929.



Mais pour qui sont ces bracelets qui sifflent sur nos têtes?....



Un matin brumeux, là, juste sous la fenêtre de la cuisine, ce jeune renard friand de pommes...


"Souriez vous êtes gérés"

Ils ont pucé ma poubelle.
Depuis, je l'ai reléguée dans des houx bien piquants.
J'espère qu'elle ne va pas me dénoncer.

Bien sûr: "Les informations transmises par cette puce (état des bacs, avancement de la tournée…) permettront de faciliter et d’optimiser..."

Bien sûr:" Rien ne change pour l’usager..."

Bien sûr: "Seul le SMICTOM est destinataire des données transmises par les puces mises en place sur les bacs de déchets..."

 

Même si les coprins, chevelus, ou non, se mettent à se déguiser pour Halloween, qu'allons-nous devenir?

Découverte

Le muguet donne des petits fruits rouges...

Je n'en avais jamais vu!
Il faut dire, pour paraître moins idiote, que je n'avais jamais réussi à installer du muguet sur le terrain..il végétait puis disparaissait systématiquement.
Là, l'endroit lui plaît enfin. Depuis deux ans il fleurit généreusement et s'installe en conquérant et...fructifie!



En nuit, je lis Les furtifs d'Alain Damasio .
Roman de science fiction. On est en 2040. Les villes sont devenues propriétés privées de grands groupes: LVMH a acheté Paris et Orange a acheté la ville... d'Orange...
Des forfaits Privilèges, Prémium, Standard...permettent d'y circuler plus ou moins vite ou pas du tout...Milices commerciales, traçage complet de tout et de tous...mais des "furtifs" vont exceller pour échapper au contrôle...

Mais en jour, je joue au Monopoly! et j'achète...des villes!

Un peu d'histoire: "En 1903, Elizabeth Magie invente The Landlord's Game (Le Jeu du propriétaire foncier), un jeu de société ayant pour but de montrer la « nature antisociale du monopole sur le sol ». Ce jeu politiquement marqué donc, sera commercialisé par Charles Darrow dès 1935.

Le but du jeu consiste à ruiner ses concurrents par des opérations immobilières. Il symbolise les aspects apparents et spectaculaires du capitalisme, les fortunes se faisant et se défaisant au fil des coups de dés. Ce jeu de société est mondialement connu, et il en existe de multiples versions."

Nous, on a le Monopoly "Bretagne"


Et, alors qu'on se fait plumer joyeusement par le petit-fils et que je suis déclarée assez rapidement en faillite, je me pose quelques questions:

Dans l'esprit de celui qui a réalisé cette version, comment s'est opérée la sélection des villes?

-Pourquoi, les villes de moindre valeur foncière, pourraves donc, qu' aucun joueur sensé ne veut acheter sont CARHAIX et MORLAIX?

-Pourquoi le summum, la rue de la Paix et les Champs Elysées bretons sont-ils

-LA TRINITE-SUR-MER et QUIBERON?

 

Mais c'est un jeu n'est-ce-pas?

 

"Nos" sites SEVESO en Ille et Vilaine:

9 SH et 12 SB

SH et SB signifiant Seuil Haut et Seuil Bas

L'agglomération rouennaise, forte de 500 000 habitants, abrite douze sites Seveso classés "seuil haut". L'usine de fabrication d'engrais azotés GPN, filiale de Total, qui stocke 20 000 t d'ammoniac et 10 000 t d'ammonitrates, côtoie le centre de stockage Rubis Terminal (650 000 m3 de produits pétroliers, chimiques et d'engrais), le fournisseur de gaz Butagaz (800 m3 de propane et 1 600 m3 de butane) ou encore la raffinerie de pétrole Petroplus – en liquidation judiciaire depuis plusieurs mois...

(mille excuses au Dubs: les raffineries sont bien classées Seveso .
Même Moumousse en est contrarié)



Drone

Un sifflement me fait lever la tête: un drone survole la maison, descend vers le bas du terrain, remonte en longeant les chênes, en rase-motte, puis file vers le sud...
Je descends en clopinant (se fracasser un fémur en courant après un tracteur passe encore mais se briser l'autre en courant après un drone... qui me croirait aux urgences?) ...
Personne dehors, pas même chez le militant FN... Mystère.

Revers de la médaille



 

Divagation

Elles divaguent...une vache l'autre jour, ces deux chèvres ce matin...tranquilles... on the road again...

 



1989-2019
Le trentième anniversaire de la chute du mur de Berlin va sans doute donner lieu, au mois de novembre, à des commémorations au cours desquelles chacun va s'honorer de...se féliciter de, se réjouir de...

Mais "le monde se referme" titrait, en 2016, une émission géopolitique de France Culture en montrant une carte des murs "anti-intrusions" .

"65 murs construits et planifiés, soit 40.000 km de long, ou la circonférence de la Terre"

"La moitié des murs actuels ont été construits après 2010, et encore la moitié de plus sont planifiés"

 


Circulez dans cette carte qui représente les murs en construction, construits et utilisés aujourd'hui, survolez ou cliquez sur les pays pour obtenir des informations concernant les dates de construction des murs, les principales raisons invoquées et les éventuels autres murs prévus par pays en suivant le lien: https://www.franceculture.fr/geopolitique/le-monde-se-referme-la-carte-des-murs-aux-frontieres

Cliquer ici pour voir la carte en grand



La seule information que j'ai suivie avec intérêt cet été, est la fuite d'un cobra d'un mètre quarante de long ...il s'est échappé d'un terrarium appartenant à un habitant de Herne en Allemagne le 23 août dernier.

Sachant que Herne est distante de 885km de Combourg (en évitant les péages),
qu'un serpent progresse à une vitesse moyenne de 6 km/h,
dès mercredi il pouvait être arrivé ici.

J'ai donc commencé à ne plus m'approcher de mes rocailles.


C'est une peinture de Valérie du Chéné qui s'intitule

LIEUX DITS

 

Pourquoi pas?

 

 

Dormir..."to dream perhaps"... ?

Ah que nenni! Mais dormir comme une souche, oui.

Avant ma mésaventure (hanche cassée...) et l'opération, je dormais 4 à 5 heures par nuit...depuis, je dors comme une souche. C'est l'expression qui m'est venue à l'esprit tant j'ai l'impression d'émerger, au réveil, de profondeurs abyssales...Un sommeil épais, sombre, dense, végétatif (?), voire cataleptique, avec la sensation d'être restée pétrifiée pendant 12 heures...

Je cherche alors "Dormir comme une souche ". Origine:

 


"Contrairement à l'arbre auquel elle appartenait et qui pouvait être brassé par le vent, la souche est en effet un parfait symbole d'inertie ou d'immobilisme total : rien ne l'ébranle.

C'est pour cela que, dès la fin du XIIe siècle, est apparue l'expression "gésir / rester comme une souche" qui voulait dire "demeurer inerte, sans bouger".
Puis, notre locution est apparue bien plus tard, au XXe siècle, en prenant le sens de celui qui dort très profondément.
Pour les purs citadins, on rappelle qu'une 'souche' est ce qui reste dans le sol, d'un arbre dont le tronc a été coupé près de sa base"

"Un arbre dont le tronc a été coupé près de sa base..". ??? y a de ça, non, dans la PHT?????


Hé!C'était pas un peu prémonitoire mon intérêt, voire mon admiration pour les cuisses de ces bestioles?Quels beaux fémurs!!!!



FEUILLETON TITANESQUE (Roger Lahu)










Articulation de deux mondes...

-Dans un petit panier installé sur mon déambulateur par Patron : mon livre électronique et la pince à saucisse pour relever les trucs que je fais tomber.

-Dimanche, repas familial. Bien sûr il est beaucoup question de cette hanche fracassée, de la prothèse en titane (PHT!), mais aussi des SMS amis reçus à l'hôpital. Alors que Yann ausculte mon téléphone antique pour comprendre pourquoi je ne reçois pas les photos, il me demande:

-C'est qui ton opérateur?
-Le chirurgien Jobin.
-non... SFR, Orange?

Sauterelle

Roeseliana roeselii roeselii (Hagenbach, 1822)

( Dectique brévipenne)

ou, entre nous, Decticelle bariolée.

Bien sûr, c'est un mâle.

 


Etonnants Voyageurs

Sur les Marchés de la Poésie , c'est pas pareil : chez les gens qui passent devant les "étals" ...(on dit aussi "ouvroirs" paraît-il...), on ressent une complicité implicite, un intérêt déjà manifeste et un échange, déjà.
Là, dans ces immenses travées, on sent le livre transformé en marchandise, les gens y circulent comme devant des boîtes de pâté Enaff, ou des bidons de Lechat-Machine, indifférents, beaucoup avec le smartphone à la main, rivés sur un écran...
C'est difficile à supporter de les voir passer ainsi sans même jeter un coup d'oeil...

Hé connards, pourriez dire bonjour au moins!

Roger Lahu: C'est quoi cette bestiole aux énormes cuisses?

"et d'un : ça n'est pas moi !
et de deux : une sauterelle adepte du body-building ?
et de trois : un effet "collatéral" du réchauffement climatique  ?
et de quatre : le Germain de l'écrivaine ci dessous citée :
"Il gonfla un peu les biscoteaux, je le connais Germain, le biscoteau, c’est sa faiblesse. — (Véronique Beucler, Les particules de mon mari sont authentiques, 2008)"
note lexicale : biscoteau  "De l’ancien français biscoter (« embrasser, faire l’amour ») avec le suffixe -eau "
et de cinq : une mante religieuse qui vient de biscoter son époux et le boustifailler sur la lancée

note zoologique :En Europe, la mante religieuse devenue adulte s'accouple d'août à octobre. Le mâle, comme tout animal s'approchant d'une mante, se fait parfois dévorer pendant ou après la copulation. Plusieurs accouplements peuvent avoir lieu, mais un seul est nécessaire pour la fécondation. Même après avoir eu la tête coupée, le mâle continue à copuler et transmettre ses spermatozoïdes"


C'est quoi cette bestiole aux énormes cuisses?
Si c'était un cycliste j'aurais parié sur André Greipel, mais là...???



Elections européennes. Nougat

Je suis bien contente de voir que Nougat, le chien de feu Jean Gouablin se présente aux élections européennes.
(En zoomant sur son collier je m'aperçois que Jean avait écrit son nom à lui et non celui du chien!)

Mais je ne voterai pas pour lui :

Un jour Nougat a disparu...Jean l'a cherché partout et a entendu un cri plaintif : le chien était tombé dans le puits!

Appel des pompiers.

Un pompier s'arnache et descend dans le puits. Il remonte Nougat, trempé, transi, épuisé, se blotissant frileusement contre son sauveur.

 

 

 

 


-"z'allez bien boire une bollée?" propose Jean.

En partant, le pompier tente une petite caresse sur la tête encore mouillée du rescapé...

GGGGRRRRRR... répond Nougat en montrant les crocs.

-"Ah mon salaud, tu faisais moins le fier tout à l'heure!"


Drôle de libellule

Jamais rencontré celle-ci.
Elle est pourtant très commune en Europe et s'étend même jusqu'à l'Asie nous renseigne Wikipedia...

C'est Libellula depressa ou  libellule déprimée.

Mais comment lui remonter le moral?


Pierre Bergounioux, dans Le corps de la lettre, écrit "...ces fresques dont Picasso se bornera à dire, en quittant Lascaux, tête inclinée, qu'" on n'a pas fait mieux depuis" ...

Imaginons que dans 15 000 ans, à Montaignac en Dordogne, ou dans 35 000 ans dans une combe de l'Ardèche, ou ailleurs... trois adolescents ou des spéléologues ou un berger , découvrent, peinte sur la calcite, cette fresque de Guernica...ça aurait de la gueule non?

 






"chaque poème est une ébauche
voire une ébauche d’ébauche
nul désir d’œuvre « accomplie »
poèmes- vrilles de  vigne
poèmes-crosses des fougères

je laisse les accomplissements
aux esprits carrés"

Roger Lahu


Plastiques

L'Union européenne (UE) exporte la moitié de ses plastiques collectés et triés, dont 85% vers la Chine.

Arnaud Brunet, directeur du Bureau international du recyclage (BIR) basé à Bruxelles. «On va chercher des solutions alternatives... essayer d'identifier de nouveaux marchés de substitutions, on parle de l'Inde, du Pakistan ou du Cambodge»

!!!!

 


Et là, on ne parle pas des "e-déchets " : Environ 30 000 tonnes d’équipements électroniques arrivent illégalement ( Interdits par la convention de Bâle et la directive européenne Waste of Electrical and Electronical Equipements) chaque année à Lagos au Nigeria en provenance de l’Union Européenne

Si l’Afrique est l’exutoire, l’Europe est bien plaque tournante du trafic de déchets électroniques illicitement exportés dans les pays du Sud.
Par ordre décroissant d’importance, les principaux pays exportateurs sont : l’Allemagne (28 %), le Royaume-Uni (24 %), la Belgique (12 %), les Pays-Bas (9 %), l’Espagne (7 %) et l’Irlande (6 %).

Vive la France nous écrions-nous! Ah que nenni:

Si la France n’apparait pas dans ce palmares c'est parce qu’une grande partie des flux illégaux de DEEE français transitent par l’Allemagne et les Pays-Bas!!!


Hier soir, à la Nouvelle Vague à Saint-Malo, comme une respiration, un contre-point à la violence ambiante: Lucky PETERSON

"Lucky Peterson, maître de la guitare blues et de l’orgue Hammond B3 célèbrera son 50e anniversaire de scène en 2019. Le célèbre bluesman américain grandit bercé par le blues et le jazz du club que tenait son père et devient rapidement un enfant prodige de l’orgue, placé sur le devant de la scène dès son plus jeune âge. Il entame alors une carrière au côté d’artistes phares de la black music avant d’enregistrer ses propres albums au début des années 90. Avec 54 ans au compteur dont 50 de carrière ( !), entouré de son groupe The Organization et de Tamara Tramell au chant, Lucky Peterson promet un show légendaire sur la scène de la Nouvelle Vague.

Lucky Peterson – voix/guitare/Orgue Hammond B3
Tamara Tramell – voix
Shawn Kellerman – 2ème guitare
Rachid Guissous – claviers
Timothy Wates – basse
Raul Valdes – batterie"


Antoine Emaz est mort

"...on voudrait être
à la hauteur du jour

bleu trop loin
autre

on reste
ic en bas
dans la lumière

avec les oiseaux..."

Limite. Tarabuste. 2016

 

Depuis onze jours maintenant:

-Aucune sittelle
-Un gros bec casse-noyau et un chardonneret. Un merle.
-Deux accenteurs mouchets.
- Quelques rouges gorges. Des mésanges bleues.

Seuls les verdiers et les pinsons des arbres semblent résister à l'hécatombe. Pour combien de temps encore?





Mais pas vu une grive ni entendu de hululement nocturne.

Et lui, le Merle?

Je n'en ai toujours pas vu depuis vendredi...Comment admettre... ?





ET les mésanges? Comment imaginer, admettre, qu'elles aient disparu?

-Les mésanges Bleues,





Les mésanges Charbonnières,





Les mésanges Nonettes?


 

Comment imaginer, admettre, qu'elle ait disparu?

-La Sittelle Torchepot





 

Comment imaginer, admettre, qu'il ait disparu?

-Le Rouge-Gorge





 

CATASTROPHE
8 février 2019

Lorsqu'il a fait froid, la semaine dernière, nous avons, comme chaque année à la même époque, rempli les mangeoires à oiseaux.

Elles sont disposées dans des massifs, tout près de la maison car j'y ai quelque intérêt: les photos!

Quand j'ai vu Patron revenir du supermarché avec un petit sac de graines, je me suis moquée de lui en disant: "tu pourras retourner en acheter un autre dès demain!"


Mais au bout d'une semaine, les mangeoires étaient intactes et les postes de nourrissage déserts. PERSONNE!
Alors, on a pensé que les graines n'étaient pas de qualité, ou contaminées par quelques pesticides, ou imprégnées d'un antigerminatif...pas fous les oiseaux!
Nous avons vidé, nettoyé les mangeoires, remplacé par du bon grain et des morceaux de nos pommes.

TOUJOURS PERSONNE! Nous nous sommes regardés, incrédules et effarés: Où sont les sitelles, les rouges-gorges, les mésanges?

Recherche sur le net: une hécatombe des merles et des autres passereaux est signalée en mars 2018 (Le Monde):


Et puis ceci: (LPO) (En plus du "reste"

Un virus émergent
Le virus Usutu, du nom de la rivière d'Afrique australe où il a été découvert en 1959, est transmis par les moustiques. Il n'est pas nouveau, mais il explose actuellement en Europe de l'ouest. Après une première épizootie en 2016, puis une augmentation de la mortalité en 2017, l'été 2018 vient de battre encore le record, probablement favorisé par la chaleur.

Les espèces touchées
Le virus Usutu a été diagnostiqué chez une centaine d'espèces. En Europe, les plus touchées sont les strigidés (chouettes, hiboux) et surtout les passereaux (bouvreuil pivoine, pic épeiche, mésanges, moineau domestique, rouge-gorge, étourneau, pie). Le plus souvent signalé, peut-être parce qu'il vit à proximité des humains, est le merle.


Bilan de la présence du virus Usutu en France en 2015

"A rin compris"

Peut-être que "mon" député a voulu me transmettre un message:

Il a pris le logo du slip français, mais sans culotte pour me dire son soutien aux....

Non?

Un soulèvement vital (Jean-Claude Leroy)


"Vu à la télé" ...

Vu... et entendu ce slogan:

"Vous voulez changer le monde?
Commencez par changer de slip."

Sans commentaire

Au courrier du matin j'ai reçu, dans ma boîte à lettres, une carte:

Carte de "mon" député sur le listing duquel je dois encore figurer depuis ma vie politique d'antan...
Il me souhaite "santé et épanouissement" , il est question de "chemin du redressement au sein d'une Europe plus forte et plus protectrice"...

Sans commentaire

Sauf que je ne comprenais pas pourquoi le slip français m'envoyait sa pub...Rien à voir donc. Mais dans le choix de ce graphisme pour ses cartes de voeux, le député en question ne s'expose-t-il pas à ce que je pense:
"Vous voulez changer le monde?
Commencez par changer de député."

Amendement proposé par un lecteur fidèle:
"Vous voulez changer de slip?
Commencez par changer de député. "





Mantes-la-Jolie

Hier, 6 décembre 2018 .
On ne guérit jamais de ce genre d'humiliation.



Toussaint

Mon grand-père avait des pommiers, un pressoir à cidre et le droit de distiller.
Mon père avait hérité des pommiers, du pressoir à cidre mais pas du droit de distiller.

Mais , bien sûr, il a continué à le faire...
Expéditions nocturnes avec les copains, ordres mystérieux donnés à ma mère certains soirs... ( nous devions, nous les filles, être couchées au moment de la transaction interdite: la mise en cave de la gnôle toute fraîche distillée par le bouilleur de crû)

La gnôle, la blanche, serait ensuite mise dans un ancien fût à vermouth, en acacia, y prendrait sa belle couleur au fil des années...puis enfin, en bouteilles. Toutes sortes de bouteilles : de Pastis, de Rhum, de sirop...

Mon père est mort il y a 14 ans et depuis, dans un recoin de notre cave, nous avions laissé s'empoussiérer la fameuse gnôle.
Le liège des bouchons part en poussière . Alors, en ce jour de Toussaint nous avons décidé, comme un hommage, une opération de transvasement, de filtration et de bouchage.


Magie de la photo...Les pommes se retrouvent en bouteille!




Deux invités ce matin sur le terrain...


chat fouisseur? Chat sniffeur?

Maison de la Poésie de Rennes, le 17 juin 2017, Lecture de Julien Bosc

Julien Bosc est mort.

"loin
très loin

virevolte un vocable
dans la nuit d'une bouche
close "



"Une vie pour une petite pile de livres, l'entreprise peut paraître assez vaine. Et dans les mauvaises passes, on peut être pris dans un remous d'absurde et partager 1' « à quoi bon ? » de la plupart de nos contemporains. Certes. Dans ces moments, il convient de ne pas oublier combien écrire a intensifié vivre, et inversement. Alors, non, il n'y a vraiment rien à regretter."

 

Et nous, on lit Emaz "pour y voir un peu" et "pour respirer mieux" .

La page Antoine Emaz sur ce site

 


 

2008-2018...10 ans passés à la Maison de la Poésie de Rennes...ça pourrait se fêter aussi non? Il n'y aurait pas de bus à impériale, ni de patrouille de France , ni de foule en liesse, ni de p'tits fours à l'Elysée avec Macron... mais pour mémoire et parce que ça fait du bien , évoquons les 29 nationalités des 206 poètes (et éditeurs) invités par la Maison de la Poésie pendant ces dix années...(souvent en partenariat avec le festival Déklamons et l'association Travesias, mais aussi la MP de Nantes, les Champs Libres, L'ENSAB...)

Afrique du sud, Algérie, Argentine
Belgique, Bolivie,
Cameroun, Canada, Chili,
États-Unis, Espagne,
France,
Haïti,
Irak, Irlande, Israël, Italie,
Japon,
Liban, Luxembourg,
Maroc,
Palestine, Pérou, Portugal ,
République Tchèque, Roumanie,
Suède, Syrie,
Tchad, Tunisie,


Abeille Jacques, Amalvi Gilles, Amraoui Mohamed el, Apert Olivier, Ascal Françoise, Azam Édith,

Baddoura Rita, Bailly Jean-Christophe, Bastard Joël, Batalla Michaël, Beck Philippe, Belleveaux Jean-Christophe, Benameur Jeanne, Bensoussan Albert, Ber Claude, Berlotier Sereine, Beydoun Abbas, Biga Daniel, Bosc Julien, Bouhénic Pascale, Boulard Antoine, Bouquet Stéphane, Bourg Lionel, Brémond Jacques, Bretonnière Bernard, Bromberg Jacob, Brosseau Mathieu, Buin Yves,

Caravaca Fabrice, Cardenas Oswaldo, Cassir Michel, Chadli Anaël , Checchetto Rémy, Christofel David, Cliff William, Cnudde Sandrine, Collot Michel, Color Gang éditions, Commère Pascal, Cosnay Marie, Courtade Fabienne, Courteau Isabelle, Crémer Stéphane, Cucurto Washington, D'Urso Andréa,

Dagtekin Seyhmus, Daive Jean, Darras Jacques, Daull Manuel, De Cornière Françoise, Degroote Ludovic, Demarcq Jacques, Dernier Télégramme Editions,  Deschizeaux Olivier, Diab Saleh, Doholeau Heather, Dong Han, Drano Georges, Dreyfus Ariane, Droguet Henri, Dubost Jean-Pascal, Dubost Patrick, Dugardin Marc, Dugué Michel, Dumortier David, Dupuy Armand,  Durbec Sylvie,

Émaz Antoine,  Espitalier Jean-Michel,

Favreto Françoise,Folle Avoine, Forte Frédéric,

G.L.M éditeur , Gâche André, Garcia Helder D., Gellé Albane, Giraudon Liliane, Gluck Michaël, Grisel Laurent, Guen Nathalie, Guénane, Guillain Georges, Guivarch Cécile,

Habbache Izkandar, Hacker Marylin,  Hamadani Salah Al,  HameuryJ.-P. (Hommage),  Hauts Fonds Editions, Heissler Dborah,  Helder Daniel Garcia,  Hérault Gaëlle,  Hiared Hyam,  Hirson Denis,  Hortense Pascal Maxime,

Isabelle Sauvage Editions,  

Jégou Alain (hommage), Jouet Jacques,  Judice Nuno, Juliet Charles, Jullien François,

 Kandé Sylvie,  Keineg Paol,  Kemfer Ronelda,  Kerven Alain,

L’Arbre éditions de,  Laabi Abdelatif,  Lafabrié Louis,  Lahu Roger, Lambersy Werner,  Lanscotte Hélène,  Lanskine éditions,  Lartigue Pierre,  Laugier Emmanuel,  Le Breton David,  Le Cam Emmanuelle,  Le Dès Mérédith,  Le Pennec Thierry, Le Saux Alain,  Le Temps qu'il fait éditions,  Leclerc Armelle, Leroy jean-Claude,  Limongi Laure,  Loivier Camille,  Loizeau Sophie,  Lucas Sophie G.,

Mâcher Sabine,  Machet Béatrice,  Mairal Pedro Makhlouf, Makkadam Lamia, Manar Al (éditions), Manon Christophe, Mashile Lebo , Masri Maram Al, Massot J-L éditeur (Carnet du dessert de lune), Mathé Jean-François, Matuszewski Olivier, Miksic Vanda, MLD Editions, Monk lan, Montalbetti Christine , Moreau Marcel, Mouchel Brigite, Mouton Joseph,

Naja Jorge, Navarro Mariette, Négrouche Samira, Neveu Chantal, Nimrod, Noël Bernard, Nolan Patricia,

Okuyama Hisashi, Otero-Seco Antonio (Hommage),

Pagano Emmanuelle, Para Jean-Baptiste, Pazzotu Florence, Pennequin Charles, Petel Thierry, Pey Serge, Pittolo Véronique, Plath Sylvia (hommage), Ponce Nestor, Prigent Christian, Puff Jean-François,

Quelen Dominique,
Raimondi Sergio, Rancière Jacques, Raoul Lou, Raphoz Fabienne, Rébillard Gwénaelle, Reverdy Thomas B., Rigal Denis, Riou Nathalie, Rodrigez Fatima, Rojas Fatima, Roubaud Jacques,  Rougerie éditeur,  Roussel Alain,  Rousselet Laurine,  Rouzeau Valérie,  

Sacré James,  Sadano Marcela,  Sagot-Duvauroux Caroline,  Sanguinetti Hélène,  Sattouf Nada,  Sautou Éric,  Savitzkaya Eugène,  Schletcher Lambert,  Sekiguchi Ryoko,  Séréna Jacques , Shoufani Hind,  Souleimane Fadwa,  Stranberg Ingela,  Suel Lucien,

Tardy Nicolas, Tawa Kwan, Trassard Jean-Loup,

Verheggen Jean-Pierre, Vernet Joël, Vielle Laurence, Vinau Thomas, Vogt Ilan,

Wauters Antoine,

Xiao Xiao, Xiaoqiong Zheng,

Zrika Abdala, Zouein Sabah.




Autant l'atelier lecture n'a posé aucun problème, le chaton ayant lui-même choisi son niveau (première étagère au niveau du sol) , l'atelier écriture fut plus mouvementé

"Dans les stades ou les parades et défilés militaires, certains entonnent, à fond la caisse, la Brabançonne ou la Marseillaise, comme d'autres, en boucherie, utilisent le même verbe « entonner » - pour farcir le boudin, l'andouillette et la chair à saucisse. Coïncidence ? Ce sont les mêmes braillards du boyau."

Jean-Pierre Verheggen -TXT 32



« Déblayer. Ne pas se laisser prendre dans la matière. Se porter sur ses bords. C’est de cet écart que l’œil apprécie le détail. Il donne à l’ensemble sa dimension. » Michel Dugué


«Le chat et les deux pies » . Petite histoire sans paroles. Roger Lahu


LE CHAT : hum hum ? dois je céder à mes instincts de grand félin ? hum hum ? Fait un peu trop chaud pour s’agiter , non ?
Et puis ces volatiles font un boucan bien désagréable aux oreilles quand on les dérange !
Et aussi , elles ont des becs bien longs et bien pointus , pas envie de me faire éborgner !
Si c’étaient de jeunes merlettes ou des tourterelles , je me laisserais tenter , mais j’aime pas les pies , c’est coriace ,  j’aime pas le goût !

Je me souviens de la première fois où j’ai dû en bouffer : papa en avait rapporté une , tout fierot , j’ai goûté et j’ai dit : « beuh ! c’est dégueu ce truc ! » .
Je me suis pris un belle rouste , Papa avait rentré ses griffes mais pas complètement , j’ai eu mal à une oreille pendant deux jours !
« Tu manges ce qu’on t’apporte tant que tu peux pas voler de tes propres ailes ! » qu’il m’a dit .

« Mais Pa – j’lui ai répondu – ch’us pas un oiseau j’peux pas voler ! » .

Et revlang une autre baffe « On répond pas à son père , compris » .

Bref , les pies c’est pas mon truc ! »






Dardanelles

"Grand-père capitaine
...J'ai mis des années avant de parvenir à retracer son itinéraire. Il rappelait qu'il était né dans une famille de cultivateurs, père éleveur et teilleur de lin, qu'il fut d'abord gardien de vaches, puis brillant élève, marin, sous-officier et enfin capitaine. Il évoquait, pêle-mêle, son ancrage à Brest, la guerre 14-18, la bataille des Dardanelles (voulue par l'imprévisible et fougueux Churchill) qu'il vécut à bord d'un sous-marin, l'enterrement de Victor Hugo (le grand-père, alors âgé de sept ans, revenait, paraît-il, régulièrement sur ce jour de deuil national où il chanta la Marseillaise dans la cour de l'école), l'onde de choc que constitua pour les habitués des pontons d'alors le naufrage de l'insubmersible Titanic (le vieux était intarissable sur le sujet)..." Jacques Josse. Débarqué. Editions La contre allée

Le grand-père de Jacques, naviguait-il sur le Saphir, le Turquoise ou le Joule ou le Mariotte, pris eux aussi en tenaille dans le détroit en ce mois de mars 1915?
A-t-il pu apercevoir dans son périscope embué le Gaulois mis à mal par l'artillerie de l'Empire Ottoman?

Le 3 mars 2003, je "publiais" ici ce Portnawak : (je m'aperçois que j'avais omis de dire que cette bataille avait fait 100 000 morts....!)


Dardanelles
18 mars 1915

Afin de rouvrir, par le Bosphore et la mer Noire, des communications faciles avec la Russie, les Britanniques (sous l’impulsion de Winston Churchill) ont imaginé, dès la fin de 1914, de porter un coup décisif à Constantinople. Il leur faut d’abord forcer le détroit des Dardanelles par une opération navale à laquelle la France accepte de participer. Malheureusement cette opération, décidée en janvier 1915 et à laquelle la surprise aurait peut-être valu le succès, ne s’effectue que le 18 mars après une longue période de bombardements et de dragage de mines.


Elle échoue avec de lourdes pertes : sur onze cuirassés alliés engagés, trois sont coulés (dont le Bouvet) et quatre gravement endommagés (dont le Suffren et le Gaulois).


Le Gaulois


René Lucas, mécanicien sur le Gaulois...

"A 12h38 un gros projectile turc a explosé sur la plage arrière, près de la tourelle de 305 et les éclats sont allés frapper les pointeurs et les servants. Mais le Bouvet venait de couler, en une minute, entraînant 23 officiers et 620 gradés et marins...
Le torpilleur anglais, le Mosquito a réussi à sauver 47 hommes.Mais quand il a voulu les transborder sur Le Gaulois, un officier leur a crié au porte-voix:"n'approchez pas, nous sommes en train de couler, nous aussi!"

Le Gaulois piquait du nez, mais quand on a ouvert le panneau de descente à la soute aux gargousses, la brèche ne nous a pas semblé dramatique et le commandant Biard a décidé de tenter de nous échouer sur une des îles aux lapins...


Pépère Lucas, chef-mécanicien.

Le Gaulois a coulé le 27 décembre 1916, nous étions sur la route de Corfou à Salonique, en 25 minutes, torpillé par un sous-marin allemand."

Quand le Gaulois a coulé, racontait encore Grand-père Lucas, je suis sorti par un hublot mais j'ai oublié mon pied-à-coulisse et ma boîte de compas."

03/03/2003


Pigeon

Il y a là-bas, près de la "cabane à Patron", un dessous de pot dans lequel nous laissons toujours de l'eau. Les chats, les oiseaux (chacun leur tour!) viennent y boire...

En ce moment c'est de la glace. (Elle y emprisonne des feuilles mortes.)
Ce matin, de ma fenêtre, j'observe un pigeon couché (accroupi) sur la glace. A chaque fois que je vais dans la cuisine je le regarde, toujours accroupi sur la glace.
Je me dis même : "L'est un peu con ce volatile, pourrait pas aller se reposer ailleurs?"

Et plus tard, je le vois boire!

Une fois qu'il a fait fondre la glace grâce à ses 42° de température corporelle, les copains arrivent et se désaltèrent. Le pigeon est partageur.


Puis la glace s'est reformée .

Le corbeau n'aura pas la même technique, son bec robuste va lui permettre, en quelques coups énergiques, un passage en force et de briser la glace.

Le Gros-bec casse-noyaux est de retour...

C'est un migrateur partiel qui vient quelques jours chaque hiver visiter principalement les frênes et les érables...

Il a déjà disparu de certaines contrées.

 


"Le mot nègre est banni. Désormais, le "nègre littéraire" sera remplacé par "prête-plume". Ainsi en a décidé le ministère de la culture...

Le monde avance, c'est la preuve (!)

Mais que va devenir le Boletus aereus , appelé aussi cèpe tête de nègre? Cèpe de prête -plume, ça marche pas...

Et le Moiré sylvicole (Grand nègre à bandes fauves) et la Dryade (Grand nègre des bois) et le Berberia abdelkader (Grand nègre berbère) ...?

Et la tête de nègre cette patisserie constituée de meringue enrobée de chocolat? Tête de prête-plume, ça marche pas non plus. Alors?

 


Mondialisation

Tiens, une drôle de punaise à l'extérieur des carreaux ce matin:

Vite identifiée grâce au Net, il s'agit de Leptoglossus occidentalis 
Une espèce invasive originaire d'Amérique.  
Leptoglossus occidentalis n'a pas encore de patronyme "grand public" bien défini, du moins en France. Pour l'heure "Punaise du pin" et Punaise américaine" ou Punaise US
Décrite en 1910 par Heidemann, cette punaise, pour l'essentiel californienne, était en quelque sorte "coincée" entre les montagnes Rocheuses, le désert mexicain, et la froidure canadienne. La situation semblait ne pouvoir changer, quand à mi-parcours des années 1950 la bestiole a entrepris de "sauter" les Rocheuses ... Il s'en est suivi la "colonisation" progressive du pays, d'Ouest en Est, avec arrivée à New York en 1990. Dès lors la conquête de l'Europe était prévisible, via les classiques échanges commerciaux, notamment maritimes. Les premières observations outre Amérique sont venues d'Italie du Nord (1999), et on considère que cette "tête de pont" est à l'origine de l'infestation "en tache d'huile" des pays voisins (Suisse, Autriche, Croatie, Hongrie, République Tchèque), mais aussi des bestioles trouvées en France, et plus précisément en Corse (2005) et en région méditerranéenne continentale (2006),
Depuis cette date la progression s'est avérée fulgurante, puisque 20 départements étaient déjà touchés en 2007, et qu' actuellement (2017) la "punaise américaine" est connue de multiples régions, certaines (Bretagne & Normandie notamment) étant fort éloignées de l'épicentre historique.


Une particularité de la bestiole: elle dispose de capteurs infrarouges (sans doute des sensilles spécialisées) qui lui permettent de déceler son déjeuner à distance, le métabolisme des cônes de pin nourriciers en formation induisant une certaine "surchauffe". Cette forme de détection était déjà connue chez les punaises hématophages (= "mangeuses de sang"), attirées si je puis dire par la "chaleur animale", mais c'est une nouveauté pour un insecte phytophage.


Polygonia c-album ou Le Robert-le-diable et Vanessa atalanta ou Le vulcain sur pommes ...pourries!


Monsieur Mulot, mannequin

Bien sûr m'sieur Mulot grandit moins vite que V. Mais à chaque nouvelle robe de chambre il a aussi droit à la sienne...





Pas facile pourtant, quand on est un mou, de déchirer et soulever cet entrelacs de brins de mousse...

"Les plantes sont capables d'une très grande plasticité phénotypique ce qui serait en partie due à leur incapacité à se mouvoir. En effet, contrairement aux animaux, elles ne peuvent pas se déplacer pour bénéficier de conditions environnementales plus favorables. Elles doivent donc être capables de s'acclimater à leur environnement et à ses variations au cours de leur croissance. Un tel mécanisme nécessite que la plante puisse percevoir un signal environnemental qui modifie la croissance normale de la plante. Parmi les nombreux mécanismes d'adaptation, citons la thigmomorphogenèse : intensification de la poussée végétale à la suite d'un stimulus mécanique de contact."

 


GASQUETS (suite)

En cherchant des informations sur les Gasquets j'avais lu l'autre jour que ce "simple ravin" ne présente aucun risque tectonique puisqu'il ne se trouve pas dans une zone de subduction...me prend l'envie seulement ce matin de consulter une carte sismique...

Point rouge à proximité...!!!!


Annette Messager
Rome, fin juin. Villa Médicis. Une curieuse fontaine.





Il s'agit d'une oeuvre d'Annette Messager (ici en compagnie de Chiara Parisi)

"son travail affectionne l’esthétique du fragment et révèle un univers de l’intime à l’écoute des mouvements contradictoires de l’inconscient." lit-on quelque part.

Cette fontaine fait le pendant, si j'ose dire, à un obélisque fièrement érigé dans le jardin contigu.


Elle remplace une fontaine toute riquiqui qui, effectivement, ne pouvait pas rivaliser avec l'érection de l'obélisque.
Je viens de trouver que "obélisque" est un nom masculin, du grec ancien : ὀϐελίσκος (obeliskos), « broche à rôtir ». Ah! merde...ça met la théorie que je me proposais d'exposer, mêlant obélisque, érection, serpents etc...en l'air...broche à rôtir...zut de zut.

alors peut-être quand même un lien avec le Caravage? Mais c'que j'en dis...





Point rouge: Les îles Gasquets


Les Gasquets font partie d’un récif de grès constituant les îles de Burhou et d’Ortac. Victor Hugo signale le nom des différents écueils émergeant entre les Casquets et Aurigny : Sastériaux, Anfroque, Niangle, Fond du Croc, les Jumelles, la Grosse, la Clanque, les Eguillons, le Grac, la Fosse-Malière, Sauquet, Hommeau, Floreau, la Brinebetais, la Queslingue, Croquelihou, la Fourche, le Saut, Noire Pute, Coupie, Orbue.

Anfroque, Niangle et Fond du Croc, j'adore.

La Queslingue et Croquelihou aussi.

Noire pute. Bon. C'est autre chose.

La fosse des Casquets, toute proche, est une sorte de ravin moyennement profond (de 100 à 160 m sous le niveau moyen de la mer) située dans les eaux territoriales britanniques. On est à  15 km au nord-ouest du cap de la Hague situé dans le Cotentin.

Décharge de déchets toxiques et dangereux

"Tous les ans de 1950 à 1963, le Royaume-Uni, et dans une moindre mesure la Belgique, ont immergé dans cette fosse 17 274 tonnes de fûts de déchets faiblement et moyennement radioactifs.
L'« inventaire des déchets radioactifs dans l’environnement marin » fait par l’Agence internationale de l’énergie atomique estime à 57,9 térabecquerels la radioactivité présente dans la fosse des Casquets.
Ces fûts enrobés de bitume ou de ciment se délitaient déjà selon le film fait par l'organisation écologiste Greenpeace ( diffusé le 19 juin 2000)  qui a envoyé un robot observer la fosse. On y voyait des fûts de déchets radioactifs rouillés, cassés et désintégrés, quelques-uns parmi les 28 500 fûts jetés dans la fosse.

Ces déchets ont été immergés alors que la zone contenait déjà une quantité importante de munitions immergées de la seconde Guerre mondiale, ainsi que des déchets toxiques (dont des pesticides).

C'est ensuite un conteneur de cinq tonnes de Lindane, insecticide très toxique, qui a coulé dans cette zone où en décembre 1993, le porte-conteneurs Sherbo a perdu 90 conteneurs dont dix contenant des pesticides."

C'est fou ce que ça coule et ce qu'on perd dans cette zone!!!

"En octobre 2000, le Ievoli Sun, chimiquier italien transportant environ :

-1 000 tonnes d'alcool isopropylique,
-1 000 tonnes de méthyl éthyl cétone,
- et surtout 4 000 tonnes de styrène cancérigène

est en difficulté. Alors qu'il était remorqué vers Cherbourg par l'Abeille Flandre, il coule (le 1er novembre 2000) par 70 mètres de fond à 3 km seulement de la fosse des....... Casquets!"

Mais soyons rassurés, en Europe, "la convention internationale OSPAR se penche sur le problème." (wikipédia)

 



Les mêmes...en prunes




Albizias

En pleine floraison en ce moment.
Ils ont subi un fort coup de vent en début d'après-midi.
A la fin de l'orage ils étaient dans un piteux état.

Une heure après, ils sont à nouveau tout sourire.

Les Albizias sont de la même famille que les petites Sensitives que nous trouvions à Madagascar. Les malgaches leur donne le nom de "trompe la mort": En effet,les paires de foliolules se referment sous l'effet d'un contact, d'une "contrariété" , présentant alors un aspect assez dissuasif pour d'éventuels consommateurs...




Dans Un bout de pré, (Editions Corty), Caroline Sagot-Duvauroux écrit:

"Le lieu aussi j'adore. Sauve l'histoire des histoires. Quand Bernard Noël écrit Le dictionnaire de la commune, il sauve La Commune de Paris de l'histoire qui la réduit, il l'actualise en ses milles venelles inexplorées. Que nous saurons lire espère-t-il sous son œil de bonté désabusée. Les dictionnaires sont des lieux d'où. J'adore. C'est généreux de sortir la Commune du cours des jours pour nous dire : fouillez-y. Bernard Noël est tout entier d'œuvre et de regard, généreux. Il ose. Jusqu'à la voix douce. "

 




Chat gris et grand philosophe

"Chère Madame

je vois que En quel temps vivons-nous a déjà , avant même d'être en librairie , des lecteurs attentifs. Il est vrai que les proverbes en usage réservent en général le gris aux chats et le noir aux vaches. Mais l'habitude s'est prise de faire grises les vaches noires de Hegel et je me suis amusé, oui, vous avez raison, à opérer cette décoloration.

Bien cordialement

Jacques Rancière"  



"La nuit, tous les chats sont gris" .

Mais Rancière écrit, lui:

"Il est connu que, la nuit, toutes les vaches sont grises, mais il y a aussi des gens qui se battent pour sortir de la nuit ."

 

 



Se raccrocher aux branches:

"Tenter tout ce qu'on peut pour se sortir d'une mauvaise situation ; tenir bon, résister ..."

Ceci n'est ni un sondage ni une tendance d'opinions, simplement une idée de Vincent de recenser tous les arbres et arbustes du terrain.

TOTAL: 437

Au moins, lundi matin, au réveil, nous restera-t-il un score auquel nous raccrocher et dont nous serons fiers!



Dans Espèces d'espaces, Georges Perec se livre à un exercice: "Je garde une mémoire exceptionnelle, je la crois assez prodigieuse, de tous les lieux où j'ai dormi..." Il va ainsi ressusciter quelques-uns de ses espaces chambres.

L'envie m'a prise de me remémorer mes chambres, de l' enfance à mes vingt ans.


-Je dois avoir cinq ans, puisqu' on habite à Fribourg, Fribourg-en-Brisgau dans le Bade-Wurtemberg. Seul souvenir de ma chambre: de petites empreintes huileuses de chat sur un parquet blond . Un des chatons de Kiki est tombé dans la bassine à frites rangée sans doute sous l'évier et, pour fuir les hurlements de ma mère, est venu se réfugier sous mon lit .

- Mauves-sur-Loire. Une seule grande chambre pour mes parents et moi. J'ai six ans. On m'isole derrière un paravent . Cadre en bois noir. Sorte de feutrine vert olive. Moche. Lit métallique. Pliable sans doute. De mon angle de pièce j'aperçois chaque soir mon père positionner une chaise en porte-à-faux sous la poignée de la porte. Il redoute les cambriolages nombreux à cette époque dans la région de Carquefou. Loire-Inférieure devenue Atlantique. On habite près de la voie ferrée Paris-Nantes et près d'un pont qui enjambe une cale descendant vers la Loire. Le bruit est assourdissant.

-Evran, mon père est déjà parti à Madagascar. Sept ans. Chez le grand-père qui me terrifie. Je dors dans le lit de mon père enfant. Lit bateau. Très haut. En noyer je crois. Edredon rouge-grenat d'un tissu satiné piqué d' arabesques.

-Tananarive. Pas de chambre. Un lit dans le coin de la salle à manger. Chaque soir il faut installer la moustiquaire. Je dors avec ma soeur. On s'endort la lumière allumée car lui, lit son journal et elle, tricote, avant de partir dans leur chambre.

-Retour en France. Dix ans. A partir de là je n'ai plus de souvenir de "ma" chambre mais de celles des internats successifs:
Du collège d'abord. Chambrée de 5 ou 6 filles. Longues heures passées à lire sous la couverture, au bord de l'asphyxie, jusqu'à ce que la pile de ma petite lampe de poche rende l'âme. Puis l'Ecole Normale. Vastes dortoirs. Puis en terminale un "boxe", sans porte et des cloisons qui n'atteignent pas le plafond. Il me faut donc continuer à lire sous les couvertures.

-Nantes. Je prends seulement conscience aujourd'hui que je n'ai jamais eu de chambre à Nantes. Quand je rentre de pension je dors dans le lit de ma soeur. Le dessus de lit en coton blanc a été tricoté au crochet et les rideaux de la penderie sont en tissu malgache. quand je ne vais pas à Nantes, les jours de sortie, c'est une chambre, dans la "maison du canal", chez Henriette,que je partage avec Nicole et Jean-Paul. Des rideaux en cotonnade fleurie nous séparent. Mais le seau hygiénique est commun. Petite musique métallique, la nuit. (Les WC sont au fond du jardin)

-Adulte ce sera un meublé un peu sordide impasse Jacques Cartier à Rennes, partagé avec Annie la Brestoise. Des petites reproductions de peinture punaisées au mur: Picasso, Braque, De Staël, Soulages, Vermeer. Bosch. Je me jure que je les verrai un jour "en vrai".

-Goron enfin. Mayenne. Chambre mansardée. Pas de fenête. Un petit vélux sur le toit.Tapisserie jaune à grands ramages. Une table en bois blanc, mal éclairée, pour corriger les premières copies.


"Lit = île " Michel Leiris

Alors aussi chambres de vacances chez Tonton Robert à Saint-Cernin en Dordogne, chambres chez les copines , Dominique à Logonna-Daoulas, Marie-claire à Dinan, Léone à Planguenoual, Annie à Lambézellec...

Chambres de fortune, divan, moquette, nuits en bateau, en avion, en voiture, en train, sous la tente, chambres d'hôtels ...

"Mais c'est évidemment des souvenirs resurgis de ces chambres éphémères que j'attends les plus grandes révélations". Georges Perec

 


A ce copain d'école récemment retrouvé, et qui vit au Canada je pose la question:

"Et dis-moi si tu vois quelque chose qui cloche dans ma mangeoire à oiseaux..."


Sa réponse:

"Il y a effectivement un foutu problème!

C’est que MON CHAT est dans TA mangeoire à oiseaux."